Fondée en 1913, la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours est confiée aux pères rédemptoristes qui venaient de construire leur noviciat à Sherbrooke. Selon une convention signée en 1911, l’évêque de Sherbrooke avait promis aux Rédemptoristes de leur confier une paroisse à Sherbrooke s’ils y établissaient leur noviciat.

La première messe à l’église paroissiale fut célébrée le 1er mai 1913 par le père Pierre Girard qui avait été le responsable de la construction du monastère et de l’église. À cette époque, l’église paroissiale occupait une aile à l’extrémité nord du nouveau monastère des Rédemptoristes.

La première cloche fut bénite le 16 novembre 1913 par Mgr Hubert-Olivier Chalifoux, vicaire général, délégué de l’évêque Mgr Paul LaRocque.

Les débuts modestes

La paroisse a connu des débuts très modestes : en 1913, elle comptait 32 familles réparties sur un immense territoire. L’état des chemins rendait l’accès à l’église très difficile pour plusieurs d’entre elles, établies autour du IVe rang d’Orford.

Si les débuts de la paroisse ont été très modestes, on peut en dire autant de son développement au point de vue démographique. La paroisse ne comptait que 61 familles en 1930 et 165 en 1940. Après 27 ans d’existence, la paroisse comptait à peine 700 paroissiens.

Les ressources financières se comparaient à la petitesse de la paroisse. La première quête le 1er mai 1913 a rapporté 5,60 $ ; le total des 5 quêtes du mois s’est élevé à 29,30 $, tandis que le total de l’année atteignit 169,80 $. Un chroniqueur de la paroisse a comparé les quêtes des mois de mai de dix ans en dix ans : mai 1920, 49,20 $ ; mai 1930, 47,80 $ et mai 1940, 51,45 $ pour 165 familles. Du 1er mai 1913 au 31 décembre 1948, soit pour une période de 35 ans, le total des recettes des quêtes s’est élevé à 29 023,45 $ Le chroniqueur se permet de commenter que la « légende » que les Rédemptoristes s’enrichissaient avec la paroisse n’était pas fondée. En pratique, c’était plutôt la paroisse qui vivait aux crochets de la communauté des Rédemptoristes.

Durant cette période, la créativité trouvait quand même à s’exprimer et les projets se multipliaient :

  • fondation de l’O.T.J. en 1929,
  • du scoutisme en 1931,
  • des neuvaines en 1932,
  • fondation de la desserte Saint-Charles-Garnier en 1943,
  • fondation de la congrégation des Dames de Sainte-Anne en 1944,
  • nomination d’un vicaire à la paroisse en 1944,
  • fondation de la confrérie des Enfants de Marie,
  • ouverture du premier parc Saint-Alphonse en 1945,
  • fondation de la Ligue indépendante catholique féminine en 1951,
  • implantation du guidisme en 1946.

Une période d’essor : la nouvelle église

Dès 1938, on commence à parler de construire une nouvelle église paroissiale. La paroisse comptait 165 familles en 1939 pour une population totale de 700 paroissiens. Lors des grandes affluences, l’église est remplie à pleine capacité.

On songe à un agrandissement modeste de la chapelle, mais le projet est abandonné en 1941. En 1945, le projet de construire une nouvelle église paroissiale refait surface et le père Saint-Amand, nouveau curé, embrigade ses 226 familles dans une levée de fonds en vue de la construction : « La part de Dieu ». Le projet relève alors totalement de la communauté des pères rédemptoristes qui demandent l’avis de monseigneur Desranleau qui encourage fortement les Rédemptoristes à construire une nouvelle église.

Les architectes Aimé et Albert Poulin sont invités à préparer des projets. L’accord se fait sur le projet qui comporte une coupole. Le contrat de construction est signé le 23 avril 1947 et les travaux débutent immédiatement. Une première messe est célébrée dans la nouvelle église le 27 novembre 1948 et la première messe solennelle a lieu le lendemain. L’ouverture officielle se fit à la messe de minuit le 25 décembre 1948. Monseigneur Desranleau procéda à la bénédiction de la nouvelle église le 16 octobre 1949.

La nouvelle église permettait d’accueillir plus de 500 personnes. Un dôme surmonte l’église et lui donne un cachet unique. En fait, le dôme a été construit pour que l’église n’apparaisse pas trop « écrasée » à côté du monastère. Les vitraux et les 48 fenêtres que surmonte le dôme donnent à l’église une qualité de lumière remarquable à l’intérieur.

Une souscription est lancée pour doter l’église d’un carillon en juin 1954 et les nouvelles cloches, fondues dans les ateliers Paccard à Annecy en France, arrivent le 26 novembre 1954. Monseigneur Georges Cabana procéda au baptême des cloches deux jours plus tard.

En 1948, on procéda aux travaux de terrassement du terrain autour de l’église en aménageant les talus que l’on retrouve encore aujourd’hui. Les stationnements seront aménagés dans leur état actuel en 1961.

Un boum démographique

Au moment de sa construction, l’église était située à l’extrémité de la zone habitée de la paroisse, le secteur nord de l’église n’étant pas encore développé. En 1948, la paroisse atteignait 275 familles pour une population totale évaluée à 1 160 personnes. En 1963, la paroisse était composée de 686 familles pour une population de 3262 paroissiens.

À partir du milieu des années 1960, la paroisse a connu une période de croissance rapide avec le développement du « Nouveau Nord » qui a conduit aux 10 000 habitants qu’elle compte aujourd’hui, répartis en plus de 4 100 logements.

La multiplication des « œuvres »

Avec le développement de la population, les « œuvres paroissiales » se sont multipliées.

  • La Conférence de la Saint-Vincent-de-Paul apparaît en 1950,
  • l’Ouvroir en 1950,
  • la Ligue du Sacré-Cœur, en 1950 ;
  • les cercles Lacordaire et Sainte-Jeanne-d’Arc, en 1951 ;
  • la Légion de Marie, en 1953 ;
  • les Jeannettes, en 1954 ; les louveteaux, en 1956 ;
  • les cours de préparation au mariage, en 1959.
  • la Garde paroissiale, en 1962.

La Société Saint-Jean-Baptiste, fondée en 1952, occupe une place à part à cause des initiatives qu’elle a suscitées dans le milieu :

  • relance des terrains de jeux et du parc Saint-Alphonse,
  • fondation de l’Association Parents-Maîtres,
  • fondation de la Caisse populaire en janvier 1964,
  • bourse aux normaliennes,
  • dépouillement de l’arbre de Noël,
  • fête de Dollard dans les écoles, concours de crèches à domicile,
  • club de tricot pour garnir l’arbre de Noël.

Un conseil paroissial des œuvres a été fondé le 29 novembre 1960 pour favoriser la concertation entre toutes ces œuvres. Cette réunion de fondation rassemblait les 132 responsables des 30 associations religieuses, sociales et nationales de la paroisse regroupant 1 200 membres. Ce conseil paroissial des œuvres s’est donné dès le départ l’objectif de mieux répondre aux besoins des paroissiens dans l’organisation des loisirs.

L’après-concile

La liturgie

Les premiers changements découlant du concile Vatican II se sont manifestés en liturgie qui délaisse le latin pour adopter le français. Le français s’est introduit graduellement dans les célébrations. Au début, seules les lectures étaient proclamées en français, les autres prières de la messe ont été traduites graduellement, mais la prière eucharistique demeurait en latin. Finalement, en 1969, la prière eucharistique fut traduite elle aussi et les rites de la messe ont été allégés.

Ces années furent en même temps une période intense de formation à la liturgie pour amener à une meilleure compréhension des gestes accomplis et à une plus grande participation. On fait appel à des laïques pour proclamer les lectures, distribuer la communion et des adultes remplacent les enfants de chœur pour servir à l’autel.

On réaménage le chœur de l’église en 1966 pour l’adapter à la célébration où le prêtre fait face à l’assemblée. Les chorales prennent de l’importance au moment où un nouveau répertoire se répand. Des jeunes se regroupent dans le mouvement l’ACLEE pour préparer des liturgies qui sont mieux adaptées à la sensibilité des jeunes.

On varie les célébrations pour mieux adapter la messe à divers groupes : on propose

  • une liturgie pour les enfants,
  • des messes des jeunes,
  • des messes communautaires,
  • des messes familiales, etc.

    Des efforts importants sont faits pour rénover la liturgie et favoriser la participation la plus grande possible.

La responsabilité laïque et la formation

Cette période est aussi marquée par la réflexion faite par le concile sur la responsabilité commune de tous les baptisés dans la vie de l’Église : l’Église, ce n’est plus seulement le clergé, mais elle est la communauté de tous les baptisés.

Des organismes pour exercer cette responsabilité verront graduellement le jour : le conseil paroissial de pastorale réunit pour la première fois le 15 septembre 1968 rassemble 17 membres, dont les 5 prêtres de l’équipe. Une relance du conseil paroissial de pastorale en 1972, laisse croire que la vie du conseil n’a pas toujours été très active. Un conseil paroissial de vie liturgique sera fondé en 1971 pour coordonner les efforts en animation liturgique.

Devant ces nouvelles responsabilités que les paroissiens sont invités à remplir, de la formation est proposée pour les personnes qui occupent de nouvelles fonctions. De la formation est aussi plus largement proposée à l’ensemble des paroissiens pour approfondir leur formation religieuse :

  • catéchèses d’adultes,
  • messes de catéchèse,
  • rencontres de formation biblique,
  • entretiens de carême,
  • etc.

Les fêtes paroissiales

Au cours des années 1970, les fêtes paroissiales se multiplient. Dans des paroisses de plus en plus urbanisées et populeuses, on sent le besoin de se rencontrer et de mieux se connaître entre paroissiens et entre personnes engagées dans une même paroisse. On voit apparaître des rencontres paroissiales qui vont prendre différentes formes d’une année à l’autre :

  • fête de la fraternité dans le jardin du monastère,
  • souper familial,
  • fête de la paroisse en 1974,
  • fête de l’accueil, fête populaire,
  • fête de la rentrée,
  • souper familial,
  • fête de l’amour en 1986,
  • fête des baptisés dans les années 1990,
  • etc.

Le renouveau de la catéchèse

La catéchèse dans les écoles n’est pas en reste dans ces efforts de renouveau : une nouvelle catéchèse est implantée dans les écoles et des rencontres sont organisées pour expliquer aux parents le contenu de cette nouvelle catéchèse.

Les loisirs

Une rencontre de tous les responsables des mouvements et organismes de la paroisse est organisée pour discerner les besoins les plus importants dans la paroisse.

De cette rencontre naîtra le Comité des loisirs Saint-Alphonse fondé le 26 septembre 1971. Ce comité jouera pendant plusieurs années un rôle majeur dans l’organisation des loisirs non seulement dans la paroisse, mais dans tout le quartier Nord.

Les nouveaux mouvements

De nouveaux mouvements continuent de naître dans la paroisse.

  • Le club de l’Âge d’or est fondé en avril 1974,
  • l’AFEAS et le Mouvement des femmes chrétiennes apparaissent aussi au cours de cette période.
  • Un conseil des Chevaliers de Colomb est fondé dans la paroisse le 28 février 1988.

La responsabilité de l’initiation sacramentelle

Au milieu des années 1980, les évêques du Québec demandent que les paroisses prennent graduellement en charge la catéchèse d’initiation aux sacrements.

La catéchèse continue de se donner dans les écoles, mais la catéchèse immédiatement préparatoire aux sacrements du premier pardon, de la première des communions et de la confirmation sera assumée par les paroisses. C’est un effort supplémentaire important qui est demandé aux paroisses qui avaient déjà investi beaucoup de temps et d’énergie dans le renouveau de la liturgie et de la catéchèse.

Graduellement, à la fin des années 1980, la paroisse assume sa responsabilité, c’est une occasion de recruter et de former un grand nombre de parents catéchètes qui joueront un rôle de premier plan dans ces catéchèses. Souvent, des parents catéchètes trouveront un nouvel intérêt à la paroisse et prendront d’autres engagements par la suite.

Les groupes de renouveau spirituel

Plusieurs groupes sont aussi nés dans la paroisse avec l’objectif de soutenir la vie spirituelle de leurs membres :

  • Renouveau charismatique en 1979,
  • Cursillo,
  • La Vie Montante pour les aînés,
  • Exercices spirituels dans la vie courante selon la méthode de saint Ignace de Loyola.

L’accueil des réfugiés vietnamiens

La fin de la guerre du Vietnam amène un grand nombre de réfugiés. On demande aux paroisses du Québec d’accueillir des familles de réfugiés et de les soutenir financièrement durant un an afin de leur donner le temps de s’intégrer. La paroisse accueille quatre familles vietnamiennes en 1979.

La grande mission paroissiale

En 1984, une grande mission paroissiale s’organise dans la paroisse. Cette mission se déroule sur toute l’année :

  • annonce de la mission dans les foyers,
  • rencontres de partage d’évangile dans les foyers
  • prédication à l’église
  • mise sur pieds de projets pour donner des suites à cette grande mission.

Le départ des Rédemptoristes

La vente du monastère

Depuis sa fondation en 1913, la paroisse était confiée aux pères Rédemptoristes qui avaient la responsabilité pastorale et administrative. Au début des années 1980, la communauté voit son personnel diminuer et le monastère est trop grand pour le petit nombre de religieux qui l’habite et la communauté songe à remettre la paroisse à l’archevêque du diocèse.

Le monastère est vendu à la fin d’avril 1984 et les pères Rédemptoristes procèdent à l’achat de la maison du 1331, rue Desgagné qui servira de résidence aux religieux et de bureaux pour la paroisse.

L’emménagement au nouveau presbytère se fait en août 1984. La paroisse achètera le presbytère en 1988.

La fondation de la fabrique

En août 1984, le territoire de la paroisse est remis à l’archevêque de Sherbrooke par le Conseil provincial des Rédemptoristes. Les Rédemptoristes s’engagent à continuer à desservir la paroisse jusqu’à la fin de juillet 1987. Les Rédemptoristes s’entendent aussi avec l’évêque pour vendre l’église, (qui appartenait à la communauté des Rédemptoristes,) pour la somme de 1 $ dès la constitution d’une fabrique. Les offrandes des paroissiens sont considérées comme ayant compensé les sommes d’argent investies par les pères rédemptoristes au moment de sa construction.

Mgr Jean-Marie Fortier érige la fabrique de la paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours le 28 septembre 1984 et sa décision est publiée dans la Gazette officielle de Québec le 19 novembre suivant. Le 13 janvier 1985, on procède à l’élection des premiers marguilliers de la nouvelle fabrique qui seront chargés de l’administration des biens de la paroisse. La vente de l’église par les Rédemptoristes à la nouvelle fabrique se réalisa le 13 mai 1985.

Même si l’administration de la paroisse était la responsabilité de la communauté des Rédemptoristes, il y avait un comité des finances, formé de 4 paroissiens, qui n’avait pas de statut juridique, mais qui jouait un rôle consultatif occasionnel sur les finances de la paroisse. Le comité jouait un plus grand rôle lors des sollicitations et de l’exécution de certains travaux.

La contribution volontaire annuelle

En 1986, à la suite d’un nombre de plus en plus grand de paroisses du diocèse, la paroisse décide d’adopter un nouveau mode de financement. Les revenus ordinaires des quêtes aux messes dominicales, de la dîme des paroissiens, des frais de mariage et de funérailles sont remplacés par une seule sollicitation au domicile de chaque paroissien. Ce nouveau mode de financement s’appelle la contribution volontaire annuelle ou CVA. Chaque paroissien, sollicité chez lui, donne à sa paroisse l’offrande qu’il veut faire selon ses revenus et sa générosité. La première campagne rapporta la somme de 147 253 $.

La paroisse confiée au clergé diocésain

l’abbé Yvan Beaudoin est premier prêtre diocésain à occuper les fonctions de curé de la paroisse qui relève maintenant pleinement de la responsabilité du diocèse de Sherbrooke depuis août 1987. Les pères Rédemptoristes qui avaient la responsabilité de la paroisse depuis sa fondation en 1913 ont quitté définitivement la paroisse le 27 juillet 1987.

La continuité

L’arrivée d’un nouveau curé n’a pas amené de rupture dans les traditions paroissiales. Les neuvaines d’automne et de printemps à Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours se continuent. Des célébrations spéciales sont organisées pour les malades, les nouveaux baptisés ou pour commémorer les défunts de l’année.

La fête de l’amour qui souligne les engagements dans le mariage, la vie religieuse ou sacerdotale connaît un vif succès.

L’effort d’approfondissement de la foi se poursuit notamment avec des rencontres sur le nouveau catéchisme en 1987. Un accent a aussi été donné à la participation des jeunes à la liturgie par la création d’une chorale des jeunes.

La restauration de l’église

Notre église paroissiale, construite en 1947 et 1948, commençait à ressentir le besoin de travaux d’entretien si on voulait la conserver en bon état. Sous la direction de l’abbé Beaudoin, des rénovations importantes ont commencé en 1988 :

  • isolation des entretoits,
  • réfection de la toiture,
  • travaux de peinture à l’intérieur,
  • restauration des vitraux,
  • installation d’un nouveau système de son, etc.

La célébration du 75e anniversaire

En 1988, le 75e anniversaire de la paroisse est célébré avec éclat grâce au travail de tout un comité qui a mobilisé un grand nombre de paroissiens.

La radio paroissiale

Notre église a toujours été reconnue pour son acoustique difficile à cause de son architecture et des matériaux utilisés. Pour favoriser une bonne écoute, un émetteur radio est installé en 1995 et les paroissiens et paroissiennes, qui le désirent, peuvent mieux suivre les célébrations en apportant leur radio baladeur.

Cet émetteur radio permet aussi aux malades et aux personnes âgées de suivre les célébrations qui se déroulent à l’église chez eux dans leur résidence. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) délivre un permis pour un tel appareil émetteur en décembre 1995.

Une expérience de partage

À l’occasion du synode diocésain, un groupe de paroissiens organisent une expérience de partage très intéressante. La campagne Osons le partage est lancée à l’Action de grâces de 1996. On distribue 203 tirelires à des familles de la paroisse en les invitant à y déposer 1 ou 2 dollars chaque semaine. Après un an, les sommes recueillies, soit environ 9000 $, ont été distribuées entre des organismes populaires ou communautaires de la ville de Sherbrooke.

Le changement de curé

En 1999, la paroisse vit un grand deuil au départ de son curé qui se dévoue de tout son cœur depuis 12 ans. Selon la législation en vigueur dans le diocèse, un curé ne peut pas remplir plus de deux mandats consécutifs de six ans. C’est avec beaucoup de regret que les paroissiens voient partir l’abbé Yvan Beaudoin.

Un effort vers la coresponsabilité

Dès son arrivée, le nouveau curé, l’abbé Michel Ayotte, présente sa vision de la responsabilité pastorale de la paroisse comme une responsabilité commune des prêtres et des laïcs même si les rôles sont différents.

Un conseil paroissial de pastorale est remis sur pied en 2001. Dès ses premières réunions, le conseil précise sa mission, ses valeurs et son plan d’action.

En septembre 2001, la paroisse accepte un projet de donner en paroisse des Catéchèses bibliques par le jeu et les symboles pour préparer nos jeunes à la vie chrétienne. Ces catéchèses suscitent un vif intérêt auprès des jeunes qui y sont inscrits.

La catéchèse en paroisse était devenue nécessaire à cause du nouveau contexte historique que vit l’école québécoise. Force était de constater que l’école ne donne plus aux enfants le minimum nécessaire pour initier à la foi chrétienne et à une vie qui s’inspire de l’Évangile. Les catéchèses en paroisse veulent répondre à ce nouveau besoin.

Depuis novembre 2002, le conseil de fabrique n’est plus présidé par le curé, mais par un président laïque nommé par l’évêque sur proposition des marguilliers. Cette présidence par un laïc manifeste bien que le curé n’est pas le premier gestionnaire des biens de la paroisse. Ce geste aide tout le monde à en prendre conscience.

Un gérant de fabrique est engagé à la fin de l’année 2002. Les marguilliers lui délèguent des pouvoirs de gestion par voie de règlement. Le gérant libère le curé des tâches administratives et des urgences de l’entretien matériel et lui permet de se consacrer davantage à ses fonctions pastorales.

La paroisse se dote d’un site Internet au cours de l’année 2003, grâce à la générosité d’une Fondation qui en assume tous les frais. L’objectif était de pouvoir communiquer davantage avec les paroissiens et de donner une « vitrine » à la Catéchèse biblique par le jeu et les symboles. Cette catéchèse expérimentée chez nous méritait d’être connue et un site Internet constituait un bon moyen de la faire connaître. Le site a été refondu une première fois en 2005 et de nouveau en 2007 dans le but de rendre les informations plus facile d’accès.

En 2007, un comité de liturgie voit le jour pour réaliser un mandat qui a été défini par le conseil paroissial de pastorale.


Les neuvaines

Historique des neuvaines

Les neuvaines à Notre-Dame du Perpétuel Secours ont commencé en 1932 à la demande des supérieurs majeurs des Rédemptoristes qui voulaient soutenir leur apostolat par des formes de prière populaire. Les supérieurs suggérèrent des neuvaines à Notre-Dame du Perpétuel Secours parce que l’icône originale de Notre-Dame du Perpétuel Secours avait été confiée au Supérieur général des Rédemptoristes en 1866 par le pape Pie IX avec la mission « de la faire connaître au monde entier ».

À Sherbrooke, il y a eu bien des réticences à instaurer ces neuvaines. La demande en avait été faite en 1931, mais les pères de Sherbrooke trouvaient que ce serait beaucoup de travail que d’organiser ces neuvaines. Ils ont donc opté en décembre 1931 pour un triduum préparatoire à la fête de l’Immaculée Conception. La participation des fidèles a stimulé les pères qui ont organisé la première neuvaine au printemps 1932.

Dans les années 1950, la neuvaine à Notre-Dame du Perpétuel Secours accueillait plus de 8 000 pèlerins chaque semaine. Pour accommoder ces pèlerins, les exercices de la neuvaine étaient répétés neuf fois : une fois le samedi soir, deux fois le dimanche après-midi et deux fois le dimanche soir, deux fois le lundi soir et finalement, deux fois le mardi soir. Des confesseurs étaient disponibles pour entendre les confessions durant chaque exercice. L’exercice du samedi soir est « irradié » par le poste CHLT.

Vers le milieu des années 1960, les participants à la neuvaine diminuèrent graduellement. Les neuvaines n’ont cependant jamais cessé à paroisse de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours. Au départ des Rédemptoristes, l’abbé Yvan Beaudoin a tenu à continuer cette tradition paroissiale.

En 2002, c’est avec fierté que nous avons célébré le 70e anniversaire de cette activité de foi. À cette occasion, une procession aux flambeaux dans les rues de Sherbrooke a réuni plus de 1200 personnes.

N.B. Ces notes historiques ont été rédigées à l’aide du livre du père Gérard Tremblay sur l’histoire de la paroisse et des événements de la vie de la paroisse contenus dans les feuillets paroissiaux.


Les cloches

Le carillon de l’église paroissiale fut acheté en 1954. Il est composé de trois cloches qui pèsent au total 2 125 kilos. Elles donnent les notes « fa, sol et la ». Elles ont été fondues dans les ateliers Les Fils de Georges Paccard d’Annecy-le-Vieux de Haute-Savoie en France. L’achat des cloches et leur installation ont coûté 8766 $.

Les cloches, arrivées le 26 novembre 1954, furent baptisées « Jésus, Marie et Joseph » par Mgr Georges Cabana le 28 novembre suivant, avant d’être installées dans le clocher situé au sommet du monastère. Les parrains et marraines furent messieurs et mesdames Louis-Napoléon Audet, Richard Gaudet et Albert Poulin.


Les anciens curés

Les Rédemptoristes

Père Clément Leclerc : 1913-1918

Père Silfrid Garand : 1918-1921

Père Achille Fiset : 1921-1927

Père Adalbert Guillot : 1927-1933

Père Hubert Cousineau : 1933-1939

Père Fernando Desjardins : 1939-1945 et 1951-1956

Père Léopold Saint-Amand : 1945-1950

Père Paul-Émile Desgagné : 1956-1958

Père Eudore Simard : 1958-1964

Père Louis Lacroix : 1964-1967

Père Aurèle Motard : 1967-1970

Père Robert Moreau : 1970-1975 et 1978-1983

Père Mauride De Montigny : 1975-1977

Père Jean-René Gilbert : 1977-1978

Père Jean-Paul Labonté : 1983-1987

Les prêtres diocésains

Abbé Yvan Beaudoin : 1987-1999

Abbé Michel Ayotte : 1999 – …